@Vtt : les amortisseurs

Fox Vanilla RC Fox Float RL Progressive 5th Element
Fox Vanilla RC Fox Float RL 5th Element

L' avènement des VTT tout suspendus (TS, voir Géométrie) dans les années 90 a fait émerger le concept de "sport mécanique" dans le petit monde du vélo de montagne. Tout d'abord par la complexité croissante des concepts techniques retenus pour la fabrication de TS, ensuite par l'évidente nécessité d'accorder les violons en matière d'amortisseurs. Car il ne suffit pas d'acquérir un bon VTT qui fait "boing ! boing !" mais, justement, de s'attacher à éviter cet effet de montagne Russe, alors que le terrain serait plutôt sage !

Présentation

Comme pour les fourches, deux types d'amortisseurs : à ressort métal et à air. Chez Fox, respectivement la série Vanilla et Float. Cette marque ayant acquis une réputation hors norme, grâce à la qualité et robustesse de ses produits. Progressive, avec sa série "5th Element" (en bon français cinquième élément), marche franchement dans les plates bandes de la marque au renard, en raison de la performance dit-on incroyable de la version à ressort métal.Cane Creek AD 5

Pour les différences, on retrouve les mêmes critères que sur une fourche : système hydraulique (la plupart sauf le Cane Creek AD 5, notamment), débattement (également variable maintenant), et les traditionnels - mais optionnels - réglages de précontrainte, détente et compression.

Vite fait, la série Fox Vanilla 2003 comprend 4 versions : Vanilla Coil (uniquement avec précontrainte, en première monte), Vanilla R (R pour Rebound, détente), Vanilla RL (verrouillage en plus) et RC (C pour Compression, avec "piggy-back". La série Float reprend à peu près les mêmes options, sans version "piggy-back", mais avec une L, en lieu et place du Vanilla R (verrouillage à la place de détente).

Mais comment s'en servir ?

Afin d'évaporer toute interrogation, le "piggy back", ou bonbonne, permet une meilleure gestion de la dilatation de l'huile, en cas d'échauffement. D'où sa présence uniquement (sauf rares cas) sur des amortos typés descente, donc à ressort métal. Partant du principe que la clientèle des amortos pneumatiques est intéressée par le poids, donc par des VTT légers... souvent incompatibles avec la folie des alpages !

Les réglages principaux :

Précontrainte : la grosse molette vissante sous le ressort, ou une valve shrader pour l'air. Pour ce dernier, voyez la notice pour gonfler à la bonne pression (en gros de 8 à 15 bars). Pour un ressort métal, quelques tours à partir de la position zéro, soit le moment où le ressort ne bouge plus sur le corps de l'amorto (faire fonctionner plusieurs fois la suspension à vide pour s'en assurer). A partir de cette position, on constate le SAG (enfoncement minimum de la suspension), qui influe sur la capacité du vélo à coller au sol, sur une succession de bosses et de creux : c'est en quelque sorte une réserve, qui joue le rôle de ressort négatif (surtout quand il est absent). Le SAG est affaire de goût : certains l'aiment mini, d'autres (comme moi) l'aiment important ; jusqu'à 30% du débattement total.

Détente : via la molette rouge, le plus important des réglages. Il s'agit de la vitesse du rebond, donc du retour. Elle conditionne l'adhérence du vélo, donc le maintient du pneu au sol, en relation avec le réglage de la précontrainte (dureté du ressort). Un premier test simple est celui du trottoir : un seul rebond au moment où on touche le sol. Mais elle s'apprécie vraiment sur le terrain, selon sa topologie et la vitesse moyenne. Il n'y a donc pas une détente idéale, mais une détente optimisée selon les chemins empruntés. En gros :

Autant dire qu'un amortisseur sans réglage de la détente n'a qu'un intérêt limité, sauf en tombant pile poil sur le bon ressort et la bonne détente, en regard d'une pratique quasi unique (rando ou XC).

Compression : selon les codes généralement reconnus la molette bleue, soit la vitesse d'enfoncement de l'amortisseur. On peut dire qu'elle le durcit (en serrant), au même titre que le réglage de la précontrainte, sans diminuer le débattement. En général, sur ce genre d'amorto, on la dévisses complètement et on l'oublie, sauf si le ressort est vraiment trop souple, auquel cas elle permettra de limiter la mise en butée sur de gros chocs. Sur des amortos très haut de gamme (Fox RC ou 5th Element), la compression dissocie les vitesses lentes et rapides. Elle est donc nettement plus intéressante.

Ne jamais forcer sur les molettes de couleur (surtout en serrant). Idem pour la molette de précontrainte, qui n'accepte en général que deux ou trois tours maximum.

Débattement : deux options. Soit la présence de plusieurs points d'ancrage de l'amorto sur le cadre ou le bras oscillant. La règle est simple, plus le point est bas, plus le débattement est grand (ainsi que la progressivité). Sinon (ou aussi) une molette ou un levier sur l'amortisseur (Fox et Rock Shox notamment) qui permet de choisir un débattement. Enfin, deux notions à retenir :
Le ratio est le rapport entre la course d'un amortisseur et le débattement final du VTT. Le ratio est parfois indiqué par le fabricant du vélo.
L'entraxe est la longueur de l'amortisseur mesurée au centre des oeillets. Généralement, un VTT n'accepte qu'un seul entraxe. 165 mm pour les plus courants, supérieur ou égale à 190 pour les VTT de descente ou de free ride. Bien évidemment, plus l'entraxe est grand, plus la course est importante, donc le débattement.

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