@Vtt : deux pneus UST tubeless

Michelin Comp S 1.9 Schwalbe Jimmy 1.9

Présentation A gauche, le Comp S pneu champion du monde de XC 2000 avec Miguel Martinez. Belle fabrication, marquage coloré et ostentatoire ! Vous ne passerez pas inaperçu avec ce pneu !... sur un seul côté : de l'autre, seules des gravures dans la masse (noires).

Le dessin des crampons, semi-souples, est relativement complexe. Les flancs indiquent un double sens de montage, selon l'avant ou l'arrière. Il pèse un peu plus de 650 gr : c'est dans la moyenne basse. On note la présence d'un épaisse couche de silicone à l'intérieur, afin de garantir l'étanchéité. Enfin, le Comp S est compatible avec les deux normes tubeless : UST (Mavic) et Nagesti (Rigida). Prix : 250F (Go-Sport). C'est un des moins chers.A droite, le Jimmy pas de titre, à ce jour, mais une excellente réputation du fabricant Schwalbe, dont la gamme est assez complète. La finition est ici encore au dessus. Le moulage est superbe, la gravure - sur deux côtés - est un peu plus discrète, mais se marie parfaitement aux couleurs des Crossroc (jaune, blanc et noir).

Le dessin des crampons - souples - est classique, presque banal. Quelques crampons en chevron viennent justifier du double sens de montage avant ou arrière. Il pèse 570 gr, ce qui le place dans le peloton de tête des UST légers, seule norme tubeless avec laquelle il annonce la compatibilité. Prix : 300F (VTT Center). Gloups !

Fig. 1 Un logo qui fera date ? Fig. 2

Notez bien ! La pose et dépose d'un pneu UST est très différente. Ne jamais utiliser de démonte pneu, au risque d'endommager les gouttières et rencontrer ensuite des problèmes d'étanchéité. Il faut donc adopter le montage "moto" : on place les tringles, serrées l'une contre l'autre, dans le fond de jante (fig. 1). L'autre côté de la roue bloquée sur le ventre, on part de ce point et on opère un glissement circulaire, les doigts pinçant la tringle de chaque côté. On doit se retrouver au niveau du ventre avec de la marge. On déforme alors les tringles vers l'extérieur, pour ensuite les glisser au fond. Avec de l'habitude, il faut une dizaine de seconde ! Dans le cas d'un pneu UST, on aura humidifié les tringles avec du savon pour permettre un gonflage et un "clipage" facile.Le gonflage s'opérera, au moins, avec une pompe à pied. En pompant énergiquement, les tringles vont monter et venir se cliper sur les gouttières (fig. 2) pour s'immobiliser. Idéalement, on doit arriver vers les 4 Bar et entendre des "clacs" : ils indiquent que le pneu est bloqué dans la jante. Une fois vérifiée cette opération, on dégonfle jusqu'à obtenir la pression idéale (4 Bar étant au dessus des spécifications Mavic).

Sur le terrain Le test a été réalisé sur des terrains relativement secs à "tendres", sur une douzaine de sorties pour le Jimmy et la moitié pour le Comp S. Ce dernier ne doit pas être monté à l'avant : même monté dans le sens indiqué par le constructeur, il est assez flottant ; la direction est peu précise, a fortiori en dévers (quel que soit le terrain). En revanche, monté à l'arrière, on retrouve un bon pneu. C'est heureux, car il est censé être "champion du monde" ! Quant à sa longévité, c'est trop tôt pour en dire plus.

Le Jimmy, quant à lui, est typiquement un pneu polyvalent : à l'avant ou à l'arrière, il s'est montré docile ;-) C'est dû, d'abord, à son dessin passe partout, ensuite, à sa gomme tendre. Ce qui devrait augurer d'une longévité moyenne...
Le montage des deux pneus, selon la roue (AV ou AR) est identique : aisé à difficile !
Si l'étanchéité du Michelin est excellente (presque parfaite), celle du Schwalbe est très moyenne : sur trois montages, il perd un demi-bar par jour. Il se retrouve donc à plat rapidement (sans se décliper toutefois). D'autres utilisateurs l'ont constaté.

Inversement, si le gonflage du Jimmy est envisageable avec une [bonne] pompe à pied, pour le Comp S c'est une autre paire de manches ! Sur deux montages, le dernier s'est soldé par un passage chez le garagiste du coin, avec son compresseur ! Et il a fallu en envoyer, de l'air :-(

En d'autres termes : prévoir deux chambres à air dans le sac, en cas de crevaison, car réparer un UST, pire, le remonter et le gonfler peut se transformer en calvaire. Heureusement, à ce jour, aucune crevaison n'est à déplorer sur ce test. La pub n'aurait pas menti ? ;-)Côté "confort et rendement", arguments dont abusent la presse et certains utilisateurs, rien de déterminant. Le fait de pouvoir gonfler moins qu'un pneu traditionnel est, certes, un gage de confort et de motricité. Mais sur un tout suspendu, l'argument prend un peu l'air ! Seuls les partisans du rigide seront vraisemblablement comblés.

Rendement... même punition ! Sur un tout suspendu, pas de quoi casser trois pattes à un canard ;-) Faut-il un rigide, un fois encore, pour apprécier cette donnée ? Il reste que les risques de crevaison - et la fuite d'air plus lente dans ce cas - sont moindre, tout comme les risques de déjantage, grâce au clipage puissant : en dégonflant totalement, les flancs restent bien en place. C'est un côté rassurant, qui doit justifier l'apparition du système UST en pneu de descente ou de free ride. Patience, donc. Affaire à suivre...

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