@Vtt : les fourches

Fox Vanilla RLC Marzocchi Junior T Rock Shox Psylo Answer Manitou Dorado DH
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Première arrivée sur un VTT, dans la fin des années 80, la fourche "suspendue". A ses débuts, un simple ressort puis des élastomères, succession de cylindres en matière plastique, semblable au caoutchouc. L'elastomère a été abandonné car, d'une part ses propriétés changent avec la température, d'autre part la limite du débattement est vite atteinte. Aujourd'hui, deux ressorts sont principalement utilisés : les ressorts en métal (composés de spires) et pneumatiques (donc de l'air).

Ce qui fait la différence entre les modèles de fourches :

Système hydraulique : c'est le point le plus important, car on ne peut pas parler d'amortisseur dans le cas contraire. L'hydraulique d'une fourche, généralement une huile très fluide et fine, permet de freiner les mouvements du ressort. Seul, ce dernier entre en oscillation et génère des mouvements parasites : la roue ne peut rester en contact avec le sol, car une succession de chocs transforme le ressort en yo-yo ! Donc le système hydraulique - ouvert ou fermé selon la marque ou le modèle - permet d'amortir ce mouvement indésirable. En bref, une fourche sans hydraulique ne peut que filtrer les petits chocs, à une vitesse modérée. On ne parle pas d'efficacité mais d'un surplus de confort.

Le débattement est aujourd'hui très différent selon les modèles : de 80 à plus de 180 mm ! En gros, autour de 80 pour la rando ou le XC (cross country), 100 à 150 pour le free ride ou l'enduro (notion récente) et à partir de 150 pour la descente (DH) ou une pratique musclée (saut). Au dessus de 130, il semble qu'un système à double té (photo Junior T) soit nécessaire, afin de conserver une rigidité correcte. Certains fabricants adoptent un système inversé, c'est à dire que les plongeurs sont sous les fourreaux. Les fourches de DH sont toutes dotées d'axe de 20 mm, nécessitant des moyeux spéciaux.
Beaucoup de constructeurs, pour ne pas dire tous, dotent certaines de leurs suspensions (fourches ou amortisseurs) d'un débattement variable. De plus en plus "on-the-fly" ou "à la volée", c'est à dire qu'une molette permet, en tournant, de varier le débattement exploitable, donc également la hauteur de la fourche.

La rigidité est obtenue grâce à divers facteurs :

Les réglages autorisés par les fourches dotées d'un système hydraulique (l'influence de ces réglages sera expliquée dans le chapitre amortisseurs) :

Seuls les amortisseurs haut de gamme sont dotés d'un ressort négatif : il s'agit d'un petit ressort (ou d'une chambre négative pour le système à air) placé sous le piston principal, qui amorti le retour du plongeur. Il lui permet de revenir un peu plus haut que la position initiale, donc de garder une réserve sur les successions de chocs.

La fourche "suspendue" aurait atteint son âge d'or, car chaque constructeur propose une gamme complète selon différents usages, à tous les prix. Il est difficile, sauf budget très serré, d'imaginer une suspension sans hydraulique, tant ce principe est essentiel à l'adaptation d'un VTT à sa pratique, son poids et le terrain. Voyons maintenant comment...

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